Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:51

Ou ni bons ni mauvais ?  Ou certains naissent bons et d'autres mauvais ?

 

En fait ce questionnement m'a été inspiré par une excellente émission de télévision qui tentait d'analyser les causes des comportements "méchants" à partir d'observations historiques.

 

En particulier ont été interrogés des ex "enfants-soldats" qui éprouvaient, en tuant, le plaisir que peut ressentir un chasseur en atteignant sa proie, ou un toréador dans l'arène, et qui imposaient à leurs prisonniers les pire tortures, gratuitement, comme nos ancêtres qui allaient au spectacle des exécutions sur la place publique.

 

Ont été également évoqués les comportements de gens normaux - comme vous et moi - qui ont été réquisitionnés par l'armée Allemande, pendant la guerre et qui ont eu des comportements meurtriers particulièrement atroces, tout autant que volontaires, en Pologne, par exemple.

Ainsi, sur 500 personnes engagées, il n'y en avait eu qu'une 10aine pour ne pas se porter volontaires afin d'assassiner des civils juifs, enfants compris.

Et il a fallu moins de 8 ans pour que ce phénomène ne devienne collectif, au sein d'une population initialement saine mais globalement insatisfaite de ses conditions de vie.

Le fameux principe du bouc émissaire que l'on charge de tous les maux pour détourner de la vraie cible (qui se protège ainsi) la colère de ceux qui subissent l'injustice sociétale.

On transforme leur souffrance en colère légitime envers une population coupable identifiée et on donne la permission, quand ce n'est le devoir, de punir les responsables désignés afin d'éradiquer les causes du mal subi.

Comme il restera toujours des personnes non atteintes, cela suffira pour expliquer que la situation "injuste" reste en l'état.

Et que leur regard reste figé du côté où il n'y a rien à voir !!!

 

Au-delà de ces phénomènes de masse, il y a eu aussi des observations effectuées à partir d'individus, qui avaient commis des atrocités à titre purement individuel (viols, tueries...), suivis par des psychiatres pendant leur incarcération.

En particulier, un individu qui semblait adhérer aux arguments de son soignant, jusqu'à ce que l'on découvre son journal personnel où il écrivait ce qu'il pensait de ses entretiens comme s'il s'agissait d'une partie d'échec ... où sa stratégie consistait à entrer dans le "camp" de l'autre en simulant des valeurs communes. Ni plus, ni moins... et il s'amusait de sa progression...

 

Alors, en remontant aux sources, nous avons retenu que l'homme, initialement, survit grâce à la chasse et que ce sont les dominants qui déterminent  l'évolution de l'espèce puisque les autres disparaissent peu à peu.

Parmi nos souvenirs les plus récents, le cas des Indiens décimés.

 

En fait, à la naissance, le bébé ne s'exprime que pour satisfaire ses propres besoins. C'est la condition de sa survie. De toutes façons, il serait bien incapable d'évoquer de se rendre "utile" jusqu'à ce qu'il ressente, par ricochet, le plaisir qu'il procure en offrant un sourire, sa seule fortune.

Et peu à peu il apprend ainsi, en se socialisant, une autre joie : Celle d'être agréable en plus de celle, originelle, de trouver un agrément.

On observe aussi, autre exemple, que certains, pour qui l'apprentissage de la lecture est fastidieux (donc ne se fait que par obligation), apprécient ensuite cette capacité acquise qui leur permet d'accéder à un domaine qui serait resté hors de leur portée...

 

Il apparait donc avec évidence que c'est essentiellement sa perception de l'éducation reçue qui construira les valeurs sociales qui guideront les actions de l'individu.

Mais que, dans des circonstances difficiles, l'emmenant à des résultats non désirés, il sera prêt à réviser ses croyances et ses comportements.

Sauf si l'éducation avait aussi prévu l'alternative de situations éprouvantes et les réactions opportunes dans ces cas.

 

Or qui dit "éducation" dit "efforts" c'est à dire travail sur l'instinct qui guiderait spontanément  vers le bien-être immédiat. 

Il est donc fondamental de lier à la notion "d'effort" la notion de "plaisir".

Soit pendant l'effort (jeu), soit en récompense prévisible de l'effort.

Car il a été consté que les 2 moteurs les plus efficaces de l'action sont la peur et le plaisir.

On pourrait effectivement choisir la peur. 

Et c'est ce qui a été fait, et qui l'est encore, quand on utilise les religions non pas comme un moyen de reliance mais comme une menace d'autant plus inquiétante que mal connue.

Mais le choix de la peur,

- soit inhibe complètement les plus faibles qui rechercheront alors des "maitres" les réhabilitant par n'importe quel enseignement,

- soit incite les forts à réagir par la violence car l'agressé trouvera dans la formation subie l'objectif de devenir oppresseur à terme... et au prix qu'il l'aura "payé" il ne renoncera pas à ses résultats.

 

Alors comment rééduquer ceux qui ont choisi des comportements déliquants afin non pas qu'ils y renoncent (outil = la peur) - ce qui est une attitude provisoire liée à une situation d'empêchement - mais afin qu'ils n'aient plus envie de les choisir. Une alternative effacée de leurs choix .

La réponse s'impose : En éveillant des plaisirs en eux, qui créent des motivations incompatibles avec les précédentes.

 

Ce n'est pas de la compétence de l'hémisphère gauche du cerveau (raisonnement soutenu par un langage clair et structuré) mais de celle du cerveau droit (créativité) car leur mémoire, à ce niveau là, ne peut leur être d'aucun secours.

Créativité d'une perception autre que leur perception initiale

Créativité de modes de plaisir différents de ceux expérimentés, avec lesquels ils sont incompatibles, et qui seront  nettement plus gratifiant.

PLAISIR et non plus PEUR

Puis RESPECT d'abord de soi (qui rejoint le plaisir) et par osmose des Autres et de la Vie.

 

Facile à dire !!

Pas tant que cela le parait en le lisant. J'en témoigne.

 

Pas facile à faire : J'en conviens.

Mais aucun métier n'est facile à acquérir. Car communiquer des changements de critères et de valeur à des personnes qui en ont besoin est AUSSI un métier... L'idéal et l'objectif bien pensant ne suffisent pas.

 

D'où l'importance de l'éducation et de la formation des éducateurs !!!

Dans l'intérêt de tous mais surtout des éduqués !!!

Une piste : Le Jeu.

Une autre : Au lieu d'investir un maximum de temps à faire retrouver ses souffrances, chercher ensemble des situations pouvant être plaisantes en les réinterprétant. 

Cette liste n'est pas exhaustive.... L'imagination est la route !  La raison ne sert que de panneaux indicateurs

 

A bientôt

 

Françoise  

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Françoise-Louise A - M
  • : Méthode ACC = Apprendre à Choisir la Confiance. Epanouissement personnel et des collectivités où nous intervenons (familiales, sociales, professionnelles)
  • Contact

Profil

  • Psychologie et Communication
  • Me Praticien en PNL. Parce que le défaut de communication est à l'origine de la plupart des conflits, y compris avec soi-même, J'ai conçu la méthode ACC = Apprendre à Choisir la Confiance

Texte Libre

Recherche